Fiche mémo M3 : Faut-il de l'IA ?
La porte de sobriété en quatre questions
À poser dans cet ordre, avant de confier une tâche à l’IA.
| N° | Question | Réflexe |
|---|---|---|
| 1 | Faut-il automatiser ce processus ? | Le supprimer, le simplifier, le faire moins souvent |
| 2 | Faut-il de l’IA pour l’automatiser ? | Une règle, une requête, un tableur ou une fonction déjà payée suffisent-ils ? |
| 3 | Quelle IA ? | Brique déjà présente dans un outil, modèle généraliste, petit modèle spécialisé |
| 4 | Quel niveau d’autonomie ? | Suggestion, copilote, automatisation encadrée. Jamais l’automatisation complète en première étape |
Qui fait quoi
- Règle ou tableur : même décision pour les mêmes données (calcul de surface, conversion d’unités, relance à date fixe).
- IA : comprendre un texte libre ou des documents variés (CCTP, devis, mails).
- Humain : validation de ce qui engage l’entreprise (lancer une fabrication, un prix, un délai).
On découpe le processus étape par étape. On ne confie pas tout à un assistant parce qu’une seule étape interprète du texte.
Deux habitudes
- Noter à chaque cas l’alternative sans IA, avec la raison de la retenir ou de l’écarter.
- Vérifier d’abord ce que vos logiciels font déjà : un logiciel de gestion génère parfois déjà les fiches de production.
À retenir. Écarter un cas avec son motif est un résultat. Un gain n’est affirmé que s’il est mesuré dans votre entreprise.
Exercice en résumé
Quinze minutes. Appliquez les quatre questions à cinq tâches (surface de bardage, lecture d’un dossier de consultation, relance de devis, synthèse de CCTP, validation d’une fiche de production), puis à votre cas fil rouge. Livrable : la grille de décision, avec l’alternative sans IA pour chaque tâche. Quiz : seuil de 60 %.